Nourrir, réjouir, réunir…. et découvrir

Si mes souvenirs scolaires sont justes, c’est avec la domestication du feu que l’être humain marque une avancée notoire dans son évolution et se démarque du règne animal. La maîtrise du feu ouvre notamment la possibilité de cuire les aliments, et signe les prémices de la cuisine. Entendue comme le fait de « préparer et accommoder des aliments de telle sorte qu’ils soient propres à la consommation et agréables au goût », la cuisine est donc, entre autres, ce qui nous distingue de l’animal, qui lui mange pour (sur)vivre. Lorsque l’on parle de cuisine, il est courant d’évoquer les 3 fonctions de l’acte alimentaire, chères au nutritionniste Jean-Michel Lecerf

Nourrir

Fonction biologique d’abord. Cuisiner a en effet pour but de nourrir l’homme. Il s’agit de mettre du carburant dans la machine, de suppléer aux besoins du corps en apportant les nutriments nécessaires au maintien en vie et à la croissance. Plus symboliquement, nourrir son corps, c’est aussi subvenir à l’ensemble de ses besoins de bien-être (en lui fournissant des aliments qui pourront être facilement ingérés, digérés et éliminés),  entretenir sa santé et prendre soin de soi.

Réjouir

Fonction psychologique ensuite. Cuisiner permet également de réjouir et apporte donc le plaisir indispensable au développement harmonieux de l’être humain. Un acte aussi anodin que manger permet de vivre une expérience de plaisir, ce plaisir trouvant sa source soit dans la satisfaction primale et archaïque de son appétit, soit dans des ravissements sensoriels plus gourmands et/ou plus esthétiques. Réjouir parle aussi du contentement lié à la possibilité qu’a l’homme de conscientiser son acte alimentaire : éprouver de la gratitude d’avoir bien mangé et se sentir comblé par des moments qui vont venir étayer sa mémoire et ses souvenirs culinaires.

Réunir

Fonction sociale enfin. L’acte alimentaire est également l’occasion de réunir les humains. L’homme ritualise ses prises alimentaires dans le cadre de repas partagés avec ses semblables. La cuisine et le fait de manger ensemble permettent de créer du lien et de le consolider. Elle invite aussi à rencontrer et accueillir l’autre dans ce qu’il a de différent, et à accepter de se laisser toucher par lui.

Et (se) découvrir !

Nourrir, réjouir, réunir, 3 fonctions essentielles de l’acte alimentaire qui répondent à 3 besoins fondamentaux de l’être humain (biologique, psychologique et social). Et pourtant, je reste convaincue qu’il en manque une : découvrir ! La cuisine permet en effet d’explorer son identité et son rapport au monde, de prendre conscience et d’interroger ses fonctionnements et d’en apprendre plus sur soi. Et d’ailleurs, le besoin d’exploration fait aussi partie de nos besoins essentiels. Faire preuve de curiosité, découvrir le monde qui nous entoure et trouver des réponses aux questions qu’on se pose, bouger (physiquement comme psychiquement) sont indispensables à notre bien-être et notre épanouissement. C’est la raison pour laquelle je crois profondément à la cuisine thérapie (si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet, un e-book est téléchargeable gratuitement). Je suis convaincue que l’on peut apprendre de soi (voire transformer des choses en soi) par le biais de la cuisine.  Et vous, qu’en pensez-vous ? L’association cuisine et développement personnel vous parle, vous interpelle ou vous intrigue ? Avez-vous déjà repéré des fonctionnements en cuisine qui en disent long sur vous ? N’hésitez pas à me faire part de vos impressions et avis sur le sujet.

2017-05-19T10:49:54+00:00 17 septembre 2015|Réflexions culinaires|Commentaires fermés sur Nourrir, réjouir, réunir…. et découvrir